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L'internement en Belgique, entre autonomie et dangerosité : le cas des unités psychiatriques médico-légales

(2025) L’autonomie à l’épreuve du handicap, le handicap à l’épreuve de l’autonomie — ISBN: [978-2-8028-0544-1], pp. 389-404, published

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En Belgique, l’internement est une mesure de sûreté à durée indéterminée, qui prive de liberté ou restreint la liberté des personnes ayant commis une infraction pénale et déclarées irresponsables de leurs actes en raison d’un trouble mental présent au moment de la décision judiciaire. Régie par la loi du 5 mai 2014 relative à l’internement, entrée en vigueur le 1er octobre 2016, la mesure vise un double objectif : d’une part, protéger la société d’individus présentant un potentiel de dangerosité et, d’autre part, dispenser à ces mêmes individus les soins nécessaires afin de préparer leur réinsertion sociale. Héritière de la philosophie de la « défense sociale », la mesure d’internement s’articule aujourd’hui autour d’un « trajet de soins » (TSI), au cours duquel la personne internée est amenée à intégrer des structures hautement sécurisées, de type carcéral ou de « défense sociale », et progressivement ensuite des structures d’accompagnement et de soins plus ou moins sécurisées, qui fonctionnent selon un régime résidentiel ou ambulatoire, avant d’envisager un retour dans la société. Tout au long du TSI, l’accent est mis sur les capacités de la personne internée à (re)conquérir son autonomie afin de pouvoir vivre en dehors des murs et être libérée de la mesure de sûreté. Cet idéal de vie autonome entre toutefois en tension avec les notions de risque et de dangerosité, qui caractérisent les personnes internées et ce, dans un contexte social où s’affirment de manière croissante le primat de la gestion des risques et de la protection de la société. Que signifie l’autonomie sur le terrain de l’internement ? Et comment les professionnels qui prennent en charge les personnes internées s’approprient-ils cette notion et l’opérationnalisent-ils en pratique ? Pour tenter de répondre à ces questions, je propose d’éprouver la tension autonomie-dangerosité à la lumière d’une scène particulière, celle des unités psychiatriques médico-légales en Belgique francophone. Sur la base d’une enquête ethnographique réalisée au sein de ce type de structure, j’analyse les façons dont les professionnels de ces unités appréhendent les notions d’autonomie et de dangerosité (I) et comment leur conciliation marque leur intervention (II).
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Citations

De Spiegeleir, S. (2025). L’internement en Belgique, entre autonomie et dangerosité : le cas des unités psychiatriques médico-légales. In Y.Cartuyvels, V. Aucouturier, L. Bertrand, M. Boldrini, S. De Spiegeleir, A. Franssen, B. Gomes, N. Hanquet, et alii. (ed.), L’autonomie à l’épreuve du handicap, le handicap à l’épreuve de l’autonomie (p. pp. 389-404). Presses universitaires Saint-Louis Bruxelles. https://doi.org/10.4000/14tpv