En 1982, les fonds marins ont été déclarés patrimoine commun de l’humanité. « Patrimoine commun », cela veut dire que ce domaine est à tout le monde en général, et à personne en particulier. Pourquoi évoquer le statut de ces zones maritimes, au seuil d’un plaidoyer pour la protection de l’esprit humain ? Parce qu’il se pourrait bien qu’on y trouve sinon un modèle, du moins une inspiration pour protéger un bien d’une toute autre nature - l’esprit humain, précisément. Car celui-ci – telle est la conviction qui anime ce livre – est sous menace de prédation, comme le sont nos océans. Mais qu’est-ce que l’esprit ? Qu’est-il, pour qu’il faille le protéger, à l’instar des fonds marins ? Et d’ailleurs, de quoi faudrait-il le protéger exactement ? C’est à ces questions que répond ce livre-manifeste, qui présente dans un même souffle une théorie de l’esprit, une théorie du numérique et une Déclaration ambitieuse pour assurer à l’esprit et au numérique, désormais liés, une cohabitation épanouissante.