Notre contribution vise à montrer comment la didactique du français gagne à mobiliser de concert les approches quantitative et qualitative pour éclairer les questions qui la préoccupe. Pour soutenir ce postulat, nous présenterons une étude qui cherche à documenter la manière dont les élèves vivent les situations d’exposé oraux devant la classe, et plus précisément les émotions qu’ils ressentent à l’intérieur de cette tâche complexe de prise de parole (Dumortier et al., 2012). On sait que c’est une des activités orales les plus largement privilégiées dans les classes primaires (Colognesi & Deschepper, 2019 ; Sales-Hitier & Dupont, 2020). Pour autant, elle est difficile à assumer pour les élèves, notamment car ils ne bénéficient pas toujours d’un accompagnement à l’école pour l’assumer (Strodeur et al., soumis ; Mercer et al., 2017 ) et qu’elle engage les composantes liées au verbal, au non verbal, au paraverbal et aux composantes identitaires de l’élève lui-même (Lavoie & Bouchard, 2017). L’analyse se base donc un questionnaire en six volets complété par plus de 500 élèves de 10-12 ans, avant, pendant et après leur exposé oral. Ils étaient amenés à réagir à des items relatifs à …. Une analyse par profils latents a permis d’identifier des profils d’élèves. Pour les comprendre, des autoconfrontations (références) ont été menées auprès de 77 élèves de l’échantillon global. Avoir des connaissances de ces profils d’élèves permet d’envisager des interventions adaptées et de les soutenir dès la préparation de l’exposé.
Stordeur, M.-F., Nils, F., & Colognesi, S. (2022). Comprendre ce que vivent et ressentent les élèves lors d’exposés oraux devant la classe : la nécessite d’une approche mixte pour pouvoir intervenir. Colloque de l’AIRDF, Louvain-la-Neuve. https://hdl.handle.net/2078.5/234139