Vignette de l'exposition "Witches" organisée par l'ULB à l'automne 2021. Sorcières ! Tremblez, elles sont de retour...Les sorcières sont parmi nous. Pas une manifestation féministe sans un rappel à cette figure historique peuplant depuis des siècles nos imaginations. «Nous sommes les petites filles des sorcières que vous n'avez pas pu brûler » clament-elles déjà en 1968. Cinquante ans plus tard, comment expliquer la résurgence actuelle de la figure de la sorcière ? On les a poursuivies, on les a torturées et, pour des dizaines de milliers, on les a brûlées. On leur a reproché de pactiser avec le diable, de participer à des orgies ou encore de dévorer des enfants.Ces sorcières fascinent autant qu’elles ont effrayé nos rêves enfantins. Cet ouvrage collectif vise à établir un dialogue entre les sorcières d’hier et d’aujourd’hui. Grâce à l’art, aux archives,au cinéma, à la danse, à la chanson, à la BD, à la performance et à un brin de magie, Witches questionne la figure de la sorcière, en dessine la cartographie de son imaginaire, de sa représentation à travers les siècles et éprouve sa résonance actuelle.
Grandjean, N. (2021). Patriarcat, capitalisme et natures : l’écheveau critique des sorcières. In Piette, Valérie (ed.), Witches. Histoires de sorcières (p. p. 162-167). Presses de l’ULB. https://hdl.handle.net/2078.5/229224