Apocalypse écologique dans le roman du XXe siècle: "Ravage" de Barjavel et "La leyenda de los soles" de Aridjis

(2013) Raison publique — Vol. Imagination environnementale, n° 17, p. 47-63 (2013)

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Je voudrais montrer, à travers deux études de cas (l’œuvre romanesque du Mexicain Homero Aridjis et celle du Français René Barjavel), comment l’écriture romanesque élabore, avec ses propres outils conceptuels et esthétiques, une réponse au questionnement surgi de la crise environnementale. En particulier, il apparaît que le roman est le creuset d’un retour du sacré, comme si le changement social trouvait dans cette voie un point d’appui : « le sacré devient le langage à travers lequel les changements de la société peuvent devenir conscients en prenant un sens pour l’homme » . Parallèlement à la destruction, on trouve l’aspiration à une relation symbiotique avec la nature, relation dont les indigènes primitifs sont les modèles parfaits. Ces changements de sens entraînent des changements esthétiques : les œuvres romanesques considérées manifestent des modifications dans la conception du temps – dues à la perspective d’une fin irréversible – et de la nature – personnage vivant – et sont intimement liées à l’acte de réception, dans la mesure où elles sont une exhortation à un changement réel dans la vie du lecteur.
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Pagacz, L. (2013). Apocalypse écologique dans le roman du XXe siècle: “Ravage” de Barjavel et “La leyenda de los soles” de Aridjis. Raison publique, Imagination environnementale(17), 47-63. https://doi.org/10.3917/rpub.017.0047 (Original work published 2013)