Dans cet article Elisabeth Anscombe s'attaque à l'objection suivant laquelle les remarques grammaticales de Wittgenstein - qui norment les usages et rejettent certaines formulations comme étant des non-sens - seraient arbitraires. Plus précisément, puisque Wittgenstein semble dire que le sens des mots et en particulier les règles de la grammaire dépendent de nous, les humains, et de nos pratiques et donc soutenir un certain idéalisme linguistique (suivant lequel les mots du langage créent les réalités qu'ils désignent) dans quelle mesure le sens des mots ou des signes n'est-il pas purement arbitraire ?
Elisabeth Anscombe, & et al. (2019). La question de l’idéalisme linguistique (A. Jomat & V. Aucouturier, trans.). Cahiers Philosophiques, 3(158), 129-153. https://doi.org/10.3917/caph1.158.0129 (Original work published 2019)