L'article interroge la folie et la grâce comme deux expériences qui échappent à priori au jugement éthique, en analysant les cas, apparemment convergents mais en réalité très contrastés, de deux écrivains belges de la première moitié du XXe siècle, qui ont été confrontés tant à la première qu'à la deuxième expérience, à savoir André Baillon (1875-1932) et Madeleine Ley (1901-1981). On s'appuie pour ce faire sur l'ensemble du parcours des deux écrivains, mais plus particulièrement sur les récits d'André Baillon "Délires" et "Le perce-oreille du Luxembourg" et sur le roman de Madeleine Ley "Olivia".
Dufays, J.-L. (1994). Éthique, grâce et folie. Deux écritures aux marges de la raison : André Baillon, Madeleine Ley. In textes réunis et publiés par Jeanne-Marie Baude (ed.), Éthique et écriture. Actes du colloque international de Metz, 14-15 mai 1993 (p. p. 155-171). Klincksieck. https://hdl.handle.net/2078.5/244722