Redessiner les archives familiales: Mise en tensions graphiques dans Les Jardins du Congo de Nicolas Pitz et Elle ne parlait jamais du Congo de Nicolas Wouters

(2023) Nouvelles études Francophones — Vol. Volume 38, n° Numéro 1, p. 176-191 (2023)

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Cet article examine la manière dont les bandes dessinées Les Jardins du Congo (2013), de Nicolas Pitz, et Elle ne parlait jamais du Congo (2017), de Nicolas Wouters, revisitent les archives familiales dont les artistes ont hérité de leurs grands-parents ayant vécu au Congo belge. L’analyse examine comment, dans ces démarches postmémorielles, plusieurs tensions graphiques, textuelles, visuelles, séquentielles et tabulaires révèlent d’autres tensions idéologiques, qui témoignent d’un conflit mémoriel entre deux générations. Les artistes prennent en main les archives familiales—ils sélectionnent, manipulent, cadrent, redessinent—afin de dévoiler les absences et les hypocrisies qui caractérisent des images idéalisées et simplifiées. Les œuvres montrent ainsi la capacité que possède la bande dessinée de décentrer les archives et le regard colonial, tout en attirant l’attention sur leur propre subjectivité et leur propre ambivalence.
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Lambert, A. (2023). Redessiner les archives familiales: Mise en tensions graphiques dans Les Jardins du Congo de Nicolas Pitz et Elle ne parlait jamais du Congo de Nicolas Wouters. Nouvelles études Francophones, Volume 38(Numéro 1), 176-191. https://doi.org/10.1353/nef.2023.a905931 (Original work published 2023)