Terres des villes

(2018) Fragilités — Location: Paris (7.November.2018)

Files

SéminaireCSIFragilités.docx
  • Open Access
  • Microsoft Word XML
  • 157.27 KB

Details

Authors
Abstract
Si notre livre Terres des villes a de la valeur, c’est peut-être aussi parce qu’il tente cette expérience du pluralisme. Càd qu’il évite l’énoncé minimal qui ferait consensus parmi les chercheurs et qui serait donc considéré comme vraie. Par exemple, une typologie des cultures, la caractérisation sociologique des potagistes ou un bilan social, économique et écologique des potagers en ville. Ce sont là des énoncés simples qui constitueraient une preuve de vérité parce qu’elles sont pauvres en dépendances et en intelligences particulières -> la pauvreté comme condition et non comme effet d’une vérité structurelle. J’insiste. La critique ne porte pas sur la typologie ou la caractérisation en tant que telles mais sur l’idée qu’en sciences sociales, il serait bon de se contenter d’un bilan qui n’est aucunement engagé dans le devenir et les possibilités que perçoit ou que pressent celui, celle, qui mène l’enquête dans les terres. Le foisonnement des récits connectés comme preuve de vérité voudrait alors dire qu’à travers la lecture de ces récits l’on peut commencer à savoir, à sentir, qu’il y a là du vrai c’est-à-dire qu’il y a là de l’important, du devenir et que dès lors, il ne faut pas lâcher ces terres-là. Vous l’aurez compris, on est dans une approche jamesienne de la vérité. Ce qui m’amène à ma deuxième citation, extraite de La volonté de croire de William James, qui dit : « Croire en la vérité – nous devons connaître la vérité – ou fuir l’erreur – nous devons éviter l’erreur – sont deux lois matériellement différentes ; et le choix que nous exerçons entre elles colore d’un ton différent toute notre vie intellectuelle. » (53)
Affiliations

Citations

Zitouni, B., & et al. (2018). Terres des villes. Fragilités, Paris. https://hdl.handle.net/2078.5/227094