À partir d’une lecture de L’Amant (1984) qui sort des sentiers battus de la critique et des lieux communs édifiés autour de ce texte depuis vingt-cinq ans, l’hypothèse est posée d’une lecture par l’écrivain de son propre visage qui engage à la fois une perception singulière du temps et du rôle de la figure de l’écrivain au sein de l’Histoire. Est ainsi réinterrogée la question de l’identité comme construction dans le temps et selon le rapport entretenu avec le temps. L’écriture iconographique de L’Amant devient en ce sens un moyen d’ancrer une identité sans cesse fluctuante dans le mouvement du temps et de l’Histoire.
Meurée, C. (2009). Lis tes ratures : Duras au miroir du messianisme. Interférences littéraires, 2, 141-158. https://hdl.handle.net/2078.5/162550 (Original work published 2009)