Où le soin trouve-t-il ses racines, dans la vie du soignant ? Dans le texte "Cure" discuté par les auteurs de cet ouvrage collectif, Winnicott laisse entendre que pour lui, c’est l’expérience très précoce de la dépression de sa mère et de son incapacité à « tenir » son enfant (holding), qui lui a appris à soigner. Il plaide pour une pratique clinique qui tienne ensemble cure et care, le soin et les soins, le traitement médical et l’attention portée à quelqu’un. Trois de ses propositions sont discutées dans notre chapitre: - Nous avons besoin de nos patients autant qu’ils ont besoin de nous; - Dans la structure sociale, il y a des hiérarchies, mais il n’y en a pas dans la confrontation clinique; - Se mettre à la place de l’autre, et permettre à l’autre d’en faire autant. L'enjeu est de penser ce qui permet de prendre soin du travail (du soin).
Périlleux, T. (2015). Une cure de Winnicott. In Marin C., Worms F. (ed.), A quel soin se fier? Conversations avec Winnicott (p. p. 59-69). Presses universitaires de France. https://hdl.handle.net/2078.5/192090