Robert Grosseteste et le mépris du corps

Counet, Jean-Michel
(2016) Etudes Franciscaines — Vol. 9, n° 1, p. 57-70 (2016)

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  • Counet, Jean-MichelUCLouvain
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Le présent article s'efforce tout d'abord de comprendre pourquoi l'ancienne vision ascétique du corps, où celui-ci est dévalorisé, nous est devenue étrangère depuis une cinquantaine d'années. C'est largement dû aux progrès de la médecine, qui ont réussi à faire reculer de manière spectaculaire la mort, la maladie et la souffrance. Le corps, synonyme de malédiction pouvait dès lors recevoir une valeur positive inconnue des générations antérieures. Certains théologiens des années 60 et 70 n'ont pas saisi l'ampleur de cette mutation et ont accusé la théologie et la spiritualité chrétienne -médiévale principalement- d'avoir travesti le message évangélique en un mépris du monde. Ensuite l'article étudie la conception de la matière et du corps de Robert Grosseteste et met en évidence chez lui un premier pas dans le sens d'une évaluation positive du corps, dont la nature foncière comme celle de toute matière, est participation à la noblesse et la perfection de la lumière
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Citations

Counet, J.-M. (2016). Robert Grosseteste et le mépris du corps. Etudes Franciscaines, 9(1), 57-70. https://hdl.handle.net/2078.5/92197 (Original work published 2016)