(fr) À travers une approche ethnographique, caractérisée par un terrain long et inductif, l'auteure de cette thèse étudie les processus de transformation en cours chez les Cris de la Baie James (Nord du Québec) induits par l'entente dite de la « Paix des Braves ». Cette dernière, signée en 2002, a entériné le projet hydroélectrique Eastmain-Rupert et a redéfini les relations de partenariat entre les Cris, l'État, Hydro-Québec et divers acteurs économiques. La recherche expose les multiples facettes qui, suite à cette redéfinition, caractérisent aujourd'hui le rapport des Cris à leur territoire, matrice de leur identité. Tant leur implication dans les mégaprojets d'exploitation des ressources que la persistance de leur ontologie animiste et de leurs pratiques de chasse y sont analysées. Sur la base d'un portrait fouillé et nuancé des habitants de Nemaska, cette étude questionne également les enjeux globaux (fonciers, ontologiques, sociaux et économiques) des ententes territoriales ainsi que les conséquences pour les Autochtones d'une insertion toujours plus grande dans le modèle néolibéral d'un Canada globalisé.
Chaplier, M. (2015). De la hache à la tronçonneuse : transformations, résistances et évolution du rapport au territoire chez les Cris de la Baie James (Québec). https://hdl.handle.net/2078.5/64110