(fr) Une crise politique sans précédent frappa le Congo-Kinshasa au lendemain de son indépendance. Cette crise qui dura cinq ans compromettait la cohésion nationale et l’intégrité territoriale. En 1965, le Haut-Commandement de la République sous la direction du général Mobutu prit le pouvoir par la force comme mesure provisoire pour mettre fin à cinq ans de chaos et d’anarchie. Ce coup de force fut favorablement accueilli à l’intérieur du pays puisque le nouveau régime promettait de restaurer l’autorité de l’Etat, l’intégrité territoriale et la cohésion nationale. Néanmoins, l’évolution du régime inquiéta l’opinion nationale. Le régime développa une culture politique hégémonique, notamment la suprématie du parti, le Mouvement Populaire de la Révolution, avec ses tendances intégrantes de tous les organes de l’Etat : une jeunesse unique, un syndicat unique, un parti unique, sous le contrôle du régime. En l’absence d’une opposition constituée, le régime ayant supprimé tous les partis politiques et réprimé toute opposition, le monde catholique congolais contesta le régime devenant ainsi un contre-pouvoir. La thèse montre que la réaction du monde catholique congolais prouve à suffisance que le régime Mobutu n’a pas eu l’assentiment populaire que cela pouvait paraître : Mobutu est présenté comme un des plus grands autocrates du 20e siècle.
N’kisi Nganda, A. F. (2018). Le régime Mobutu à l’épreuve du monde catholique congolais (1965-1997) substitut à l’absence de contre-pouvoir. https://hdl.handle.net/2078.5/59020