Les spécificités techniques et socio-économiques de l’agriculture urbaine (AU) dans le contexte d’une zone de post-conflit en Afrique centrale ont été étudiées lors d’une enquête menée à Brazzaville au Congo en 2002 sur un échantillon de 710 ménages tirés aléatoirement d’une base de sondage de 2800 ménages urbains. Environ un tiers des ménages brazzavillois sont concernés par l’AU, dont 29,5 % par les cultures et 8,8 % par l’élevage. La volaille est la principale espèce élevée et les cultures légumières et vivrières jouent un rôle majeur. Le conflit de 1997 a eu un impact négatif affectant plus les productions animales que végétales. Actuellement, l’AU est pratiquée par les différentes classes sociales et professionnelles, mais principalement par des ménages à faible niveau de vie, présentant un profil de pauvreté et ayant déjà pratiqué auparavant. Les éleveurs sont beaucoup plus motivés par le revenu que par l’autoconsommation contrairement aux agriculteurs. Le besoin d’assurer un développement urbain durable et équitable, conforme aux aspirations des personnes pratiquant l’agriculture urbaine et de celles ne la pratiquant pas, nécessite, d’une part une limitation des effets négatifs comme l’odeur et les autres nuisances et, d’autre part, la levée des contraintes limitant la productivité dont les principales sont l’approvisionnement en intrants, les vols d’animaux et l’appauvrissement des sols.
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Mfoukou-Ntsakala, A., Bitemo, M., Speybroeck, N., Van Huylenbroeck, G., & Thys, E. (2006). Agriculture urbaine et subsistance des ménages dans une zone de post-conflit en Afrique centrale. Biotechnologie, Agronomie, Société et Environnement/Biotechnology, Agronomy, Society and Environment, 10(3), 237-249. https://hdl.handle.net/2078.5/49596 (Original work published 2006)