Dans le contexte de la mondialisation, on assiste dans le Tiers-Monde à une amplification des mouvements migratoires et à une augmentation de la population urbaine. L'urbanisation en Afrique, contrairement à ce que'elle a été en Occident, n'est pas le fruit de transformations industrielles. Des années 1950 aux années 1970, la croissance urbaine, essentiellement migratoire, était- la conséquence du développement des activités tertiaires, notamment dans le secteur public et parapublic, et des besoins de consommation des ménages urbaines. Depuis les années 1970, très peu d'études ont été réalisées sur ces phénomènes dans une perspective comparative et à l'échelle internationale. Or le rythme de croissance urbaine a très nettement diminués dans les années 1990 en Afrique de l'Ouest. Le niveau d'urbanisation actuel de la sous-région, malgré un taux de croissance encore relativement élevé, est un des plus bas dans le Monde. Quelles sont donc les nouvelles caractéristiques de l'urbanisation ? Les pays côtiers bénéficient-ils encore des mouvements internationaux ? Les différences de mobilité entre hommes et femmes ont-elles évoluées ? A partir d'enquêtes nationales menées simultanément en 1993 dans huit pays de l'Afrique de l'Ouest (Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria et Sénégal) et de diverses autres sources de données sur l'urbanisation, l'ouvrage répond à ces questions. Il fournit un diagnostic de la situation des migrations et de l'urbanisation, et trace des perspectives de développement urbain en Afrique de l'Ouest.
Bocquier, P., & Traoré, S. (2000). Urbanisation et dynamique migratoire en Afrique de l’Ouest. La croissance urbaine en panne. L’Harmattan. https://hdl.handle.net/2078.5/46144