Faisant explicitement écho aux soulèvements ayant pris place en Tunisie et en Égypte – pays précurseurs du bourgeonnement du « printemps » arabe de l’hiver 2010-2011 –, la Jordanie est entrée dans la contestation dès janvier 2011. La compréhension du phénomène passe par l'étude de l’économie politique du régime et de ses récentes évolutions – premier point abordé, qui nous permet d’exposer le contexte spécifique dans lequel le « printemps » jordanien s’est inscrit. Nous nous penchons ensuite sur les mobilisations protestataires qui ont marqué celui-ci, ainsi que sur les réponses que le régime a tenté d’apporter. Enfin, nous tentons de dresser le bilan d’un régime qui s’avère résilient tout en étant fort ébranlé, en évoquant au passage le débat animant la littérature sur les « atouts » spécifiques dont disposeraient les monarchies arabes face à leurs homologues républicains.
Legrand, V. (2014). Jordanie : faiblesse et résilience d’un régime autoritaire. In Michel Camau & Frédéric Vairel (dir.) (ed.), Soulèvements et recompositions politiques dans le monde arabe (p. p. 313-329). Presses de l’Université de Montréal (PUM). https://hdl.handle.net/2078.5/45909