Cet article interroge le sort réservé à l’imaginaire dans l’univers carcéral. Une étude minutieuse de ce phénomène fournit des informations sur la psychologie intime de l’homme incarcéré (ses rapports au rêve, au corps, à l’altérité, à l’espace et au temps). Ponctuée par une situation clinique, l’étude identifie ce que Sami-Ali appelle le banal (monde hyper-réel duquel les possibilités d’émancipation par l’imaginaire sont réduites, voire inexistantes) comme étant la dynamique de fond du vécu carcéral. L’individu y devient un « être unique en général », rouage anonyme d’une organisation qui le dépasse.
Englebert, J. (2019). Enfermement carcéral, imaginaire et pathologie de l’adaptation. Empan : prendre la mesure de l’humain, 114(1), 22-30. https://doi.org/10.3917/empa.114.0022 (Original work published 2019)