Nombreuses sont les « crises » qui dominent l’agenda politique et médiatique européen de ces quinze dernières années : la « crise » économique des dettes souveraines ; la « crise » migratoire pour certains ou la « crise » des réfugiés pour d’autres ; la « crise » institutionnelle du Brexit ; la « crise » du Covid-19 ou encore la crise géopolitique et humanitaire liée à la guerre en Ukraine. Dans ce chapitre, et faisant écho à la conceptualisation proposée dans l’introduction de cet ouvrage, nous comprenons le concept de crise comme un évènement soudain et potentiellement néfaste qui affecte les pays de l’Union européenne (UE) et que les autorités européennes sont amenées à devoir gérer2. La récurrence de ces crises et le contexte de la « polycrise » qui caractérise l’Europe du début du XXIe siècle ont amené certains auteurs à poser la question de la légitimité de l’UE du point de vue des citoyens (Schweiger, 2017). Dans ce chapitre, nous contribuons à cette réflexion en explorant l’évolution des attitudes à l’égard de l’intégration à la suite des différentes crises en lien avec l’UE.
Le Corre Juratic, M., Le Gall, C., & Van Ingelgom, V. (2023). Opinions publiques et les crises européennes. Une montée de l’euroscepticisme, mais pas que ! In Lola Avril; Samuel B.H. Faure; Vincent Lebrou (ed.), “C’est la crise!” Contribution à une sociologie politique de l’action publique européenne (p. p. 251 - 274). Peter Lang. https://hdl.handle.net/2078.5/29321