Écrire la théorie musicale au temps de Descartes. Le cas ‘Mersenne

(2018) « Penser, composer, pratiquer la musique à l’époque du Compendium musicæ de Descartes » — Location: Poitiers (8.November.2018)

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Si beaucoup s’accordent à voir dans le Compendium musicæ un écrit synthétique où l’auteur du Discours énonce des idées claires et distinctes, de nombreux musicologues estiment qu’il n’en est pas de même pour les ouvrages de Mersenne et notamment pour son Harmonie universelle de 1636. Au-delà des circonstances de rédaction, tout à fait différentes, nous voudrions mettre en lumière les divergences qui existent quant à la nature de l’écrit théorique chez des auteurs qui partagent pourtant la même volonté de renouveler le langage sur la musique ou de penser la musique autrement. Pourquoi et comment écrit-on sur la musique à l’époque de Descartes seront donc les deux questions principales que nous nous poserons. Dans ce cadre, le cas de Mersenne est intéressant à plus d’un titre. Car il adopte, dans la rédaction de ses oeuvres, une attitude très différente de celle de Descartes, de Gassendi ou même de Beeckman, et se situe davantage dans une conception de l’écrit scientifique participative et cumulative. De plus, pour certains problèmes dont il traite, il donne à son texte l’aspect des quæstiones thomistes. Dès lors, ce que d’aucuns considèrent comme des contradictions ou errements du minime ne sont que les éléments d’une argumentation de type videtur – sed contra – conclusio, dont Mersenne use et abuse dans un effort toujours plus scrupuleux d’épuiser son sujet. Au-delà du fond purement musical, c’est donc une certaine façon d’envisager l’acte scientifique et réflexif qui se dessine dans les écrits de Mersenne, de Descartes et de leurs contemporains.
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Citations

Van Wymeersch, B. (2018). Écrire la théorie musicale au temps de Descartes. Le cas ’Mersenne. « Penser, composer, pratiquer la musique à l’époque du Compendium musicæ de Descartes », Poitiers. https://hdl.handle.net/2078.5/28772