Schemaeza BonziUniversité Nazi BONI (UNB), Institut du Développement Rural (IDR), Unité Santé des Plantes du Laboratoire Systèmes Naturels, Agrosystèmes et Ingénierie de l’Environnement (Sy.N.A.I. E), 01 BP 1091 Bobo-Dioulasso (Burkina Faso).
Author
Gaston Tobdem DabiréUniversité Nazi BONI (UNB), Institut du Développement Rural (IDR), Unité Santé des Plantes du Laboratoire Systèmes Naturels, Agrosystèmes et Ingénierie de l’Environnement (Sy.N.A.I. E), 01 BP 1091 Bobo-Dioulasso (Burkina Faso).
Author
Diakalia SonUniversité Nazi BONI (UNB), Institut du Développement Rural (IDR), Unité Santé des Plantes du Laboratoire Systèmes Naturels, Agrosystèmes et Ingénierie de l’Environnement (Sy.N.A.I. E), 01 BP 1091 Bobo-Dioulasso (Burkina Faso).
Description du sujet. La culture de tomate est confrontée à une forte pression parasitaire limitant son rendement. Parmi les agents pathogènes impliqués, de nombreux champignons sont décrits, mais peu ont été recensés jusqu’ici au Burkina Faso. Objectifs. Identifier les agents pathogènes fongiques associés à la tomate en culture et/ou transmis par la graine. Méthode. Les agents fongiques présents sur les échantillons de plantes malades ont été identifiés sur la base de caractéristiques morphologiques et moléculaires après isolement sur milieu de culture. Ceux associés à la semence ont été identifiés après incubation des graines en chambre humide et analyse de plantules après germination des graines. Résultats. Trente-deux espèces fongiques ont été identifiées sur les échantillons de plantes malades et 11 à partir des semences, avec des prévalences variables. Les principales espèces fongiques observées sur les plantes malades collectées en champs ont été Fusarium oxysporum (Schltdl.) (66,4%), Colletotrichum sp. (27,4 %), Alternaria solani (Sorauer) (26,9 %), Alternaria sp. (27,5 %), Botrytis cinerea (Pers) (24,1 %) et Fusarium equiseti (Sacc.) (19,5 %). La présence de F. oxysporum et Cercospora kikuchii (Tak.) a été mise en évidence sur l’ensemble des 14 lots/variétés de graines analysées. Colletotrichum sp., Fusarium solani (Mart.) Sacc. et B. cinerea ont été détectés sur la plupart des variétés testées. Epicoccum sp. (Sacc.) a été le saprophyte le plus important aussi bien sur les semences (54,5 %) que sur les échantillons de plantes malades en culture (57,0 %). Conclusions. La prévalence élevée de champignons pathogènes connus de la tomate sur les échantillons collectés en champs et sur les lots de graines invite à approfondir la caractérisation des espèces et souches en présence, développer des mesures de contrôle basées sur les connaissances épidémiologiques des espèces en présence, rechercher des moyens de contrôles biologiques et assurer une meilleure qualité sanitaire des semences utilisées au Burkina Faso pour limiter les pertes encourues en production.
Tiendrebeogo, A., Schemaeza Bonzi, Gaston Tobdem Dabiré, Diakalia Son, Amadou Sanou, Hyacinthe Sami Kambire, Irénée Somda, & Legrève, A. (2023). Identification de mycètes cultivables associés aux maladies de la tomate au Burkina Faso. Biotechnologie, Agronomie, Société et Environnement, 27(4), 255-269. https://hdl.handle.net/2078.5/28219 (Original work published 2023)