(fr) Cette communication vise à contribuer à l’axe 2, « des écologies marginalisées », en proposant une réflexion sur la manière dont certains collectifs radicaux interrogent la dichotomie violence/non-violence, et œuvrent ainsi à élargir le répertoire du pensable dans les luttes environnementales. La réflexion portera également sur les risques accrus auxquels ces collectifs s’exposent en procédant ainsi. De fait, dans un contexte d’intensification de la répression (Thiri et al., 2022) et de restriction des libertés associatives (Talpin & Delfini, 2025), la catégorisation de ces collectifs comme « violents » alimente leur disqualification médiatique (Bocquet et al., 2025; Calenda, 2024), légitime le recours à des dispositifs répressifs brutaux à leur encontre, et constitue un motif permettant de justifier leur dissolution en tant qu’association.
Grevesse, N. (2026). Violence et non-violence : enjeux et représentations aux marges de l’activisme socio-environnemental francophone. Journées d’études “l’environnement par les marges”, Bruxelles. https://hdl.handle.net/2078.5/281280