(fr) Cet atelier interroge, à partir d'une controverse contemporaine, la persistance des questions posées en 1956 dans Des prêtres noirs s'interrogent. En avril 2026, les célébrations liturgiques marquant la visite du pape Léon XIV au Cameroun et en Angola - chants, percussions, danses liturgiques - suscitent une polémique en ligne : certains y voient un « paganisme », d'autres dénoncent une hiérarchisation implicite entre expressions culturelles européennes et africaines. Cette polémique réactive les analyses de Joseph Thiam (« Du clan tribal à la communauté chrétienne ») et de Gérard Bissainthe (« Catholicisme et indigénisme »), qui distinguaient déjà ce qui, dans l'évangélisation missionnaire, relevait de l'Évangile et ce qui relevait de la culture occidentale des missionnaires. L'atelier reconstruit quatre tensions structurantes : Afrique/universel, culture/transcendance, enracinement/ouverture, et identité communautaire/fraternité universelle - cette dernière touchant directement la question du tribalisme comme dérive possible du sens communautaire africain. L'objectif est de dégager les critères d'un discernement entre inculturation légitime et syncrétisme, sans réduire le christianisme africain ni à une copie de l'Occident ni à un repli identitaire.