En Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), la formation initiale des enseignants (FIE) a été entièrement repensée dans le cadre d’un décret en 2019. Elle répond à la volonté de renforcer la formation des enseignants, à adapter leur profil aux attentes de la société, aux besoins des élèves et à la complexification du savoir. Dans ce contexte, les universités et les hautes écoles du sud du pays proposant une formation en enseignement ont dû revoir leurs programmes et appliquer cette réforme depuis septembre 2025.
Les futurs enseignants en histoire sont aussi confrontés à cette nouvelle réalité : ils peuvent faire le choix de poursuivre un Master en enseignement de 120 crédits après leur bachelier disciplinaire, ou un Master 60 en enseignement après un Master en histoire. En parallèle, des questions plus générales relatives à l’enseignement de l’histoire émergent, comme celles relatives à l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) et aux nouveaux rapports au savoir et aux élèves, dans le contexte de classes toujours plus hétérogènes.
Pour mieux aborder ces défis, nous avons rencontré Mathieu Bouhon en décembre 2025. Ancien enseignant d’histoire, il a travaillé à l’Université de Sherbrooke et dans la formation continue des enseignants. Il s’est consacré à une thèse de doctorat portant sur les conceptions et les représentations sociales des enseignants d’histoire dans le secondaire. Dans les années 2000, avec Jean-Louis Jadoulle, il a été actif dans la réécriture des programmes d’histoire, notamment autour de l’introduction de l’approche par compétences. Aujourd’hui, il travaille à l’UCLouvain en tant que responsable de la formation initiale des enseignants en histoire. Nous avons recueilli ses impressions sur ces défis qui entourent nos futurs « profs d’histoire. »
Dabe, X. (2026). Se former à l’enseignement de l’histoire en 2026 en Fédération Wallonie-Bruxelles : des défis nouveaux. Contemporanea, 2026(2). https://hdl.handle.net/2078.5/278896 (Original work published 2026)