Par une loi du 19 septembre 2017, le Code civil belge intègre un nouveau dispositif de lutte contre les « reconnaissances de complaisance », à l’instar de ce qui est prévu s’agissant du mariage et de la cohabitation. L’établissement du lien entre enfants et parents migrants pose des difficultés de preuve rencontrées par le recours fréquent à des tests ADN centrés sur la réalité biologique. Au nom de la lutte contre la fraude, le nouveau dispositif légal repose quant à lui sur l’exigence d’une relation socio-affective, outre le lien biologique. La filiation en contexte migratoire est par là doublement conditionnée. L’établir est un processus long et complexe. La journée d’étude du 5 octobre 2018 a été consacrée à ce nouveau dispositif. Quelques mois après l’entrée en vigueur de la réforme, cet ouvrage regroupe les contributions de spécialistes de diverses disciplines qui l’analysent et s’interrogent la conception du lien parent-enfant qu’il véhicule.