Pourquoi traduire d’autres auteurs et autrices quand on est soi-même écrivain-e? Quels liens se tissent entre ces deux « pratiques » ? Quelles richesses s’apportent-elles ? Quelle conscience d’une influence éventuelle de leurs traductions sur leurs textes personnels ont ces artistes ?
Nous avons organisé une rencontre Agnès Desarthe, dans les bâtiments de l’UCLouvain Saint-Louis Bruxelles en mars 2025, devant un public d’étudiant·es et d’enseignant·es en traduction.
Agnès Desarthe a écrit de nombreux romans pour les enfants et les adolescents (L’impossible madame bébé, C’était mieux après, Les grandes questions, Le monde selon Frrrintek, etc.) et pour les adultes (parmi lesquels La Chance de leur vie, en 2018 ; Le Château des rentiers, en 2023 ; L’oreille absolue en 2025). Elle décline cette écriture en traduction, adaptant Loïs Lowry, Anne Fine, Maurice Sendak, mais aussi Anaïs Nin ou Virginia Woolf. Plusieurs de ses textes ont été couronnés par des prix, comme le prix du Livre Inter pour Un secret sans importance (en 1996), le prix littéraire du Monde pour Ce cœur changeant (en 2015), le Renaudot des lycéens pour Dans la nuit brune (2010), mais aussi le prix Maurice Coindreau et le prix Laure-Bataillon pour sa traduction des Papiers de Puttermesser de Cynthia Ozick (en 2007). Elle a publié en 2022 une nouvelle traduction de Des souris et des hommes de John Steinbeck, chez Gallimard.
Delcour, M., & Hambursin, O. (2026). « Je ne comprends pas comment font les écrivains qui ne traduisent pas ». Rencontre avec Agnès Desarthe au sujet de la traduction et de l’écriture. La main de Thôt, 14. https://hdl.handle.net/2078.5/276243 (Original work published 2026)