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Faire de la recherche en réseau sur les politiques de (non-)accueil
La Belgique fait face à une crise de l’accueil des personnes demandeuses d’asile, caractérisée par une incapacité chronique à garantir un hébergement adéquat et un accès aux droits. Renforcé, le réseau d’accueil bruxellois reste saturé en raison d’un manque de volonté politique pour la mise en œuvre de solutions structurelles. Les droits des personnes ne sont toujours pas respectés, et l’État fédéral belge a été condamné plus de 10 000 fois. Dans son arrêt du 13 septembre 2023, qui suspend la décision du gouvernement fédéral d’exclure les hommes seuls demandeurs d’asile des centres d’accueil de FEDASIL, le Conseil d’État a pourtant rappelé que le droit des demandeurs d’asile de vivre dans des conditions dignes ne souffre pas d’exception. La session portera sur les objectifs, les ressources et les modalités d’insertion de l’université dans un tissu urbain marqué par l’exclusion des personnes migrantes, et interrogera les ambivalences de son inclusion dans le réseau des acteurs de la société civile. D’une part, elle proposera une réflexion épistémologique sur la place des chercheuses et chercheurs dans l’étude d’actions d’hospitalité en réaction aux politiques migratoires restrictives. Faut-il embarquer l’université sur le double terrain de l’analyse académique et de l’intervention sociale ? Quelles tensions peuvent émerger entre posture scientifique et engagement politique ? Elle interrogera d’autre part les enjeux et limites d’une expression de la solidarité prenant la forme d’une action collective au sein d’une institution universitaire, par un retour sur le “Projet de solidarité Passage 44” qui consiste dans l’ouverture des douches de SaintLouis aux demandeurs d’asile (sur)vivant dans la rue à proximité du campus. Il s’agira également d’envisager l’université comme lieu d’hébergement, comme ce fut le cas lors de plusieurs occupations. Comment les universités peuvent-elles exercer leur solidarité à l’égard des personnes migrantes à partir de leurs infrastructures ? Quels constats jurisprudentiels peut-on tirer des affaires d’occupation de ladite « crise » de l’accueil ?
Sousa Martins Da Costa Santos, A. (2025). Faire de la recherche en réseau sur les politiques de (non-)accueil. Bruxelles, Diversité et Inclusion, UCLouvain Saint-Louis Bruxelles.