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« Chacun dans son lit » : les unités psychiatriques médico-légales à l’épreuve de la mixité entre hommes et femmes

De Spiegeleir, Sophie
(2023) Mixité : une contrainte, un choix, une opportunité ? — Location: Université Saint-Louis Bruxelles, Belgique

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  • De Spiegeleir, Sophieorcid-logoUSL-B
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En Belgique, l’internement est régi par la loi du 5 mai 2014 (entrée en vigueur au 1er octobre 2016). En tant que mesure de sûreté, l’internement prive ou restreint la liberté des personnes ayant commis une infraction pénale reconnues irresponsables de leurs actes en raison d’un trouble mental présent au moment de la décision judiciaire. Héritage de la philosophie de la « défense sociale », la mesure tend à répondre à un double objectif : protéger, d’une part, la société d’individus présentant un potentiel de dangerosité et, d’autre part, dispenser les soins nécessaires à ces mêmes individus afin de préparer leur réinsertion sociale (Cartuyvels, 2018). Si les personnes internées passent de longues années au sein de structures carcérales et/ou hautement sécurisées (l’annexe psychiatrique d’une prison, un établissement de défense sociale, etc.), elles peuvent également être prises en charge, au moment de leur libération à l’essai – stade probatoire et obligatoire de la mesure –, au sein d’unités psychiatriques médico-légales (UPML). Mises sur pied à partir des années deux-mille, les UPML font partie d’hôpitaux psychiatriques généraux. Elles accueillent une vingtaine de personnes internées en libération à l’essai pour un séjour qui dure, en moyenne, une année et demie. Le passage par ces unités vise à « travailler l’autonomie » des personnes internées en vue de leur réinsertion sociale (Velpry 2008 ; Marquis, 2019). Certaines UPML n’accueillent que des hommes. D’autres, en revanche, ont récemment décidé d’ouvrir leurs portes aux hommes comme aux femmes interné-e-s. Sur quoi repose cette réglementation ? Et quelles en sont les implications concrètes ? L’ouverture à la mixité liée au genre pousse les professionnel-le-s à (ré-)interroger les règles et le cadre de leur travail (par exemple, l’interdiction des relations intimes et sexuelles entre patient-e-s au sein de l’unité). Et de leurs côtés, après un passage en prison ou dans des institutions hautement sécurisées non-mixtes, que pensent les patient-e-s interné-e-s en UPML de la mixité au quotidien ? Dans le cadre d’une recherche doctorale et sur la base d’une enquête ethnographique menée pendant dix mois au sein de deux UPML en Belgique francophone, je propose d’examiner la place de la mixité entre hommes et femmes dans les murs de ces institutions et, de façon plus générale, d’interroger la place de la vie privée et intime pour les personnes sous mesure d’internement en libération à l’essai.
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Citations

De Spiegeleir, S. (2023). « Chacun dans son lit » : les unités psychiatriques médico-légales à l’épreuve de la mixité entre hommes et femmes. Mixité : une contrainte, un choix, une opportunité ?, Université Saint-Louis Bruxelles, Belgique. https://hdl.handle.net/2078.5/274247