Le présent volume est consacré à l’étude de pratiques sociales émergentes liées aux moyens de communication. Son titre, « L’agency des objets médiatiques », avance un mot anglais,agency, dont l’emploi a commencé de se répandre dans les travaux de sciences humaines et sociales de langue française. Le sens de ce mot, le concept auquel il donne lieu dans la pensée théorique, n’apparaît pas aussitôt. Il conserve, pour un temps encore, l’étrangeté de son origine, comme s’il représentait une pièce rapportée qu’il fallait accorder à l’esprit français (ou plutôt francophone). Telle est bien la teneur de la proposition contenue dans le titre : nous prêtons à la notion d’agency une fonction heuristique capable de renouveler l’analyse des médias et de leurs artéfacts, de soulever des problèmes jusqu’ici inaperçus dans la modélisation de la communication ou d’engranger de nouveaux cas d’étude pour les sciences de l’information et de la communication. La proposition se situe donc en deçà d’un geste de théorisation ; elle entend seulement interroger le rendement d’une notion encore peu exploitée.
Catellani, A., & Badir, S. (2026). Agency, communication et sémiotique. In Sémir Badir, Andrea Catellani (eds.) (ed.), L’agency des objets médiatiques (Academia, p. p. 5-22). Academia. https://hdl.handle.net/2078.5/274045