Déconnectés : socio-anthropologie de la résistance et/ou du religieux

(2026) Séminaire d’études des religions — Location: Université Jean Monnet / Centre Max WeberSaint Etienne (20.March.2026)

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Cette présentation anthropologique examine la déconnexion numérique comme une pratique sociale émergente. Elle observe comment des groupes spécifiques, dont certains issus des cultures hackers et gamers, négocient leur rapport à l'hyperconnexion sur le terrain. S'appuyant sur une ethnographie multisite en Alaska-Yukon, dans les Pyrénées et les Alpes françaises, la recherche documente ces mutations. Les références à Harcourt (2015) et Graeber (2018) servent ici à contextualiser les risques systémiques perçus par les acteurs eux-mêmes. L'analyse décrit les stratégies concrètes de retrait ou de modulation du lien numérique comme des faits sociaux observables. Il s'agit de comprendre comment ces populations recomposent leur quotidien et leurs liens sociaux en marge des réseaux dominants. La déconnexion peut aussi être présentée comme un acte de conversion spirituelle transformant l'individu addict en être purifié par des rituels. Elle incarne une eschatologie inversée qui rejette la fusion transhumaniste au profit d'un retour salvateur à un âge d'or pré-numérique. Enfin, elle s'organise en liturgie collective où détox et blackouts fondent une « église de la déconnexion » unie par la foi en l'autonomie.
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Citations

Servais, O. (2026). Déconnectés : socio-anthropologie de la résistance et/ou du religieux. Séminaire d’études des religions, Université Jean Monnet / Centre Max WeberSaint Etienne. https://hdl.handle.net/2078.5/273745