Files

No attached file found for this publication.

Details

Authors
  • Manon, Julieorcid-logoUCLouvain
    Author
  • Author
  • Pletser, VladimirESA
    Author
  • Wain, cyrilUCLouvain
    Author
  • Jacobs, Jeanorcid-logoUCLouvain
    Author
  • Comein, AudreyUCLouvain
    Author
  • Drouet, SirgaUCLouvain
    Author
  • Meert, JulienUCLouvain
    Author
  • Sanchez Casla, IgnacioUCLouvain
    Author
  • Cartiaux, OlivierUCLouvain
    Author
  • Author
Show more
Abstract
INTRODUCTION Les missions d'exploration de longue durée (MELD) exposent les astronautes à des risques accrus de fractures des os longs, en raison de la déminéralisation osseuse liée à l'apesanteur. L’éloignement de la Terre rend indispensable le développement de solutions autonomes pour leur prise en charge. Cette étude vise à évaluer la capacité d’astronautes analogues, sans formation chirurgicale, à stabiliser une fracture diaphysaire du tibia avec un fixateur externe simplifié (EZExFix), ainsi que la qualité objective et subjective de l'intervention chirurgicale. MATÉRIEL ET MÉTHODES L'EZExFix a été testé lors d’une mission de simulation de deux semaines à la Mars Desert Research Station (MDRS, Utah, USA). Six astronautes analogues ont effectué la fixation de fractures obliques sur de tibias artificiels, à quatre reprises, dans des conditions simulées de vie sur Mars et sous différents niveaux de stress. Pour évaluer l'efficacité du traitement, différents paramètres ont été évalués et comparé à un chirurgien aguerri ; la sécurité du patient, le respect des étapes chirurgicales, la précision de la réduction et le temps nécessaire. Un questionnaire d’interaction homme-machine (UEQ+) a permis d’évaluer leur ressenti et leur courbe d’apprentissage subjective. RÉSULTATS Parmi les 24 interventions, 79,2 % des fractures ont été stabilisées correctement selon les critères principaux (absence de compression cutanée et stabilité du foyer de fracture), et la sécurité a été préservée dans la presque totalité des cas (23/24). La durée moyenne de la procédure était de 52,19 minutes, avec des étapes cruciales comme le positionnement et la réduction/stabilisation de la fracture. Les défauts de réduction les plus fréquents concernaient le recurvatum et la rotation interne. Les résultats n’étaient pas influencés par le niveau d’éducation ou le stress (p > 0,05). Les astronautes analogues ont rapporté une courbe d’apprentissage subjective positive. DISCUSSION ET CONCLUSION Les résultats montrent que des astronautes analogues, après une seule séance théorique, peuvent fixer de manière autonome des fractures tibiales dans près de 80 % des cas, sans formation chirurgicale approfondie. Une amélioration de la qualité de réduction, ciblant particulièrement le recurvatum et la rotation interne, est nécessaire pour garantir une fonctionnalité optimale. Ces résultats prometteurs suggèrent que cette technique pourrait être envisagée pour les MELD afin d’accroître l’autonomie et la survie des équipages dans des environnements isolés et hostiles, mais également dans tous les environnements hostiles sur Terre (PVD, guerre, marine,…).
Affiliations

Citations

Manon, J., Saint-Guillain, M., Vanderdonckt, J., Pletser, V., Buckland, D., Vico, L., Dobney, W., Baatout, s., Wain, c., Jacobs, J., Comein, A., Drouet, S., Meert, J., Sanchez Casla, I., Cartiaux, O., & Cornu, O. (2025). Le traitement des fractures diaphysaires du tibia sur Mars. GETRAUM annual meetin, Grenoble, France. https://hdl.handle.net/2078.5/273128