Du niveau global au niveau régional, l’Organisation mondiale de la santé tient généralement compte des groupes vulnérables et/ou invisibilisés, par le biais de ses principes directeurs, au travers de son activité. Si ce rôle de dissémination est fréquemment mis en avant par l’OMS et son Directeur général, cette présentation s’interroge sur son influence concrète dans le droit de l’Union européenne avec une attention particulière accordée à l’eau potable et aux groupes vulnérables. Quel est l’apport des niveaux de protection promus par l’OMS pour l’Union européenne ? Nous revenons, brièvement, d’abord sur le rôle du Bureau régional européen de l’OMS dans l'adoption des lignes directrices sur l’eau potable développées en lien étroit avec les mises à jour de la Directive de l’UE sur l’eau potable pour en comprendre les synergies. Nous nous interrogeons, ensuite, sur la notion de « groupes vulnérables ». Si les lignes directrices mettent parfois en lumière certains groupes, indirectement pris en compte dans la directive, elles en omettent d’autres telles que les personnes en précarité, les sans-abris ou les migrants (contrairement à la directive). L’OMS n’est pas pour autant insensible à ces individus qu’elle tente de remettre en lumière au moyen de rapports et d’outils visant à faciliter les conditions d’accès à l’eau aux niveaux national et régional.
Bertaux, C. (2025). Les groupes vulnérables à la croisée du droit de l’UE et de l’OMS en matière d’eau potable. Europe : la voix qui porte ?, UCLouvain Saint-Louis Bruxelles. https://hdl.handle.net/2078.5/271798