Mise en perspective et ironie. Le thème de la reconnaissance en Gn 37 et 38

(2014) Deuxième Colloque de doctorants Babel — Location: Université catholique de Louvain (26.March.2014)

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Si les épisodes de la vente de Joseph (Gn 37,12-36) et de Juda et Tamar (Gn 38) se suivent directement dans la Genèse, les commentateurs envisagent souvent le chapitre 38 à part du reste de l’histoire de Joseph (Gn 37-50), parce qu’il interrompt. Or, d’un point de vue narratif, plusieurs liens peuvent être établis entre ces deux récits. À ce propos, on notera tout particulièrement le thème de la reconnaissance qui apparaît à la fin des deux chapitres : il est question pour Jacob de reconnaître la tunique de Joseph maculée du sang d’un bouc que ses aînés lui rapportent afin de lui cacher que leur frère a été vendu comme esclave (37,31-35) ; pour Juda le sceau, les cordes et le bâton qu’il avait donnés en gage à sa belle-fille, confondue avec une prostituée en raison de son déguisement (38,24-26). Par conséquent, en lisant la fin du chapitre 38, le lecteur la met en perspective avec la fin du chapitre 37, ce qui crée un puissant effet ironique aux dépends de Juda, qui avait d’ailleurs eu l’idée de vendre son frère avant que les Madianites ne s’en chargent. Il s’agira d’examiner comment cette ironie, de type « arroseur arrosé », est mise en œuvre par le narrateur en parcourant ces deux épisodes, avec une focalisation toute particulière sur les deux scènes finales dans lesquelles apparaît ce thème de la reconnaissance, ainsi que de questionner les effets suscités de la sorte chez le lecteur.
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Wauters, A. (2014). Mise en perspective et ironie. Le thème de la reconnaissance en Gn 37 et 38. Deuxième Colloque de doctorants Babel, Université catholique de Louvain. https://hdl.handle.net/2078.5/271368