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Quel nous dans le jamais sur nous sans nous : le cas des interprètes en langue des signes

Hanquet, Nicolas;et.al.
(2024) L’autonomie à l’épreuve du handicap, le handicap à l’épreuve de l’autonomie — Location: Bruxelles (2024.March.21AD)

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Details

Authors
  • Hanquet, Nicolasorcid-logoUCLouvain
    Author
  • et. al.
Abstract
"Rien sur nous sans nous" : en vertu de cette maxime, la CDPH exige la participation des personnes handicapées, via leurs associations, au sujet des décisions qui les concernent. Il est possible d’interpréter cette participation processuelle strictement (i.e. seules les associations représentatives de personnes handicapées) ou plus largement (telles les associations tierces, comme celles représentant les proches ou les professionnels de l’inclusion). En Belgique, les interprètes en langue des signes jouent un rôle clé dans la mise en œuvre de l’inclusion des personnes sourdes. La question se pose de savoir si cette participation des tiers est justifiée en droit et pertinente en fait dans l'élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques. La présente contribution explore cette question sous l’angle juridique et propose une mise en perspective du droit à partir d’une étude de cas portant sur l’expérience de la « co-interprétation » en équipe mixte de professionnels sourds et entendants durant les communications officielles de l’État lors de la crise de la Covid-19 en Belgique. Cette étude de cas s’articule autour d’interviews d’interprètes, dont les transcriptions ont été étudiées par analyse thématique. Notre approche interdisciplinaire démontre que la participation processuelle est un droit humain fondamental, incluant les personnes sourdes, leurs proches et les professionnels de la langue des signes dans l'élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques d’accessibilité informationnelle. La co-interprétation, en favorisant le dialogue entre interprètes sourds et entendants, améliore la qualité de l'accessibilité linguistique auprès du public sourd signant. La co-interprétation questionne aussi la nécessité de rendre obligatoire l'implication des interprètes sourds dans les politiques publiques ad hoc et l'importance d'adapter la formation des interprètes pour concilier éthique personnelle et politique d’inclusion, dès lors que les interprètes entendantes peuvent faciliter ou empêcher la participation de collègues sourds aux missions d’interprétation. Enfin, la co-interprétation met en lumière les défis de l'application de la CDPH dans le cadre des politiques d’interprétation et de traduction en langue des signes, soulignant ainsi le besoin de réflexion sur les pratiques et normes actuelles.
Affiliations

Citations

Hanquet, N., & et al. (2024). Quel nous dans le jamais sur nous sans nous : le cas des interprètes en langue des signes. L’autonomie à l’épreuve du handicap, le handicap à l’épreuve de l’autonomie, Bruxelles. https://hdl.handle.net/2078.5/269630