Dans la préface qu’il ajoute aux Rimes de joie de Théodore Hannon (1881), J.-K. Huysmans scinde le « parnasse » entre une option rigoriste, incarnée par Leconte de Lisle, et une seconde, fantaisiste, menée par Théodore de Banville. En complexifiant la compréhension que nous nous faisons habituellement de ce mouvement, le présent article interroge les possibilités d’inscription d’une sensibilité parnassienne dans l’œuvre de Huysmans et plus précisément, dans son premier recueil, Le Drageoir aux épices (1874). Il revient également sur les relations entretenues par l’écrivain avec certains intervenants du champ littéraire belge : Hannon, Eekhoud et surtout Lemonnier, que Max Waller estampillait « naturaliste‑parnassien ». Une telle étiquette peut-elle servir à qualifier Huysmans en retour ?
Deblander, M. (2025). « Un vieux fond de tendresse pour les clowns »: Portrait de J.‑K. Huysmans en écrivain parnassien. Les Lettres Romanes, 79, 151-167. https://doi.org/10.1484/j.llr.5.150985 (Original work published 2025)