L’implantation de couverts végétaux pendant l’interculture s’est généralisée en Moyenne Belgique depuis une vingtaine d’années. Ce développement s'explique notamment par les obligations réglementaires du PGDA (Programme de Gestion Durable de l’Azote) imposant la couverture des sols, dans les zones vulnérables, pour limiter les pertes de nitrates, mais aussi par l’adoption croissante de mesures agroenvironnementales et climatiques. Les couverts s’intègrent pleinement dans les approches d’agriculture de conservation, d’agroécologie et de « carbon farming ». Pourtant, dans des régions plus froides comme l’Ardenne, cette pratique restait marginale jusqu’il y a peu. Les récoltes parfois tardives (maïs, céréales) combinées à des températures automnales basses limitent fortement la croissance des couverts végétaux avant l’arrivée des premières gelées. Cette contrainte climatique constituait un frein majeur à leur adoption.
Lambert, R., & Cremer, S. (2025). Couverts végétaux en Ardenne : un potentiel en hausse avec le réchauffement climatique. La lettre paysanne, 154, 26-27. https://hdl.handle.net/2078.5/267333 (Original work published 2025)