Bien qu’elle nous semble aujourd’hui assez familière (surtout depuis les études de Gershom Scholem sur la mystique juive) et aussi populaire soit-elle, l’idée de « réparation du monde » (Tiqqoûn ha-Olam) – en tant que concept central de la kabbale lourianique (Isaac Louria Achkénazi, 1534-1572) – est à la fois tardive, assez rare, polymorphe et évolutive. Après en avoir brièvement présenté les différentes facettes, j’essaierai d’en montrer à la fois les limites et l’éventuelle intérêt pour la théologie et le dialogue entre juifs et chrétiens.