Les nombreuses recherches se déclarant des “CCO” (Communication Constitutive de l’Organisation) mettent particulièrement l’accent sur les textes et les conversations à la fois comme objets de recherches ou comme outils conceptuels. À la notion de cycle présente dans l’article de Taylor et ses collègues (1996) qui par définition amène un ordre déterminé, une répétition d’un phénomène qui ne semble pas se transformer à travers chaque itération, nous préférons la notion d’articulation entre textes et conversations. L’articulation joint ou rejoint les textes et les conversations pour former un tout plus marquant que ses parties. Nous proposons dans cet article de discuter trois articulations entre texte(s) et conversation(s) afin de montrer les possibilités analytiques qu’offre ce couple et ses propriétés constitutives et organisantes dans la compréhension de phénomènes et de problématiques organisationnels. Ces réflexions ont pour objectifs de questionner la portée analytique de ces concepts notamment lorsqu’il s’agit d’interroger les dimensions spatiales, temporelles ou encore des jeux d’acteurs ou d’actants dans la constitution de l’organisation et pour lesquels les recherches en CCO ont souvent été critiquées (Bisel, 2009).
Jojczyk, J., Lambotte, F., Mnasri, S., & Wathelet, E. (2016). Les articulations des textes et des conversations dans l’approche de la communication constitutive des organisations. Revue française des sciences de l’information et de la communication, 9. https://doi.org/10.4000/rfsic.2197 (Original work published 2016)