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Genre et institutions : diversité, mixité, parité, représentativité
La mixité répond parfois à des impératifs budgétaires ou organisationnels – dans quelle mesure est-elle une obligation, une contrainte, ou un choix ? Qu’il s’agisse d’un imposé ou de l’exercice d’une liberté, sur quoi s’appuie-t-elle, quels sont ses fondements, ses motifs, souvent implicites ? Le clarifier permet(trait) de déterminer ce dont la mixité ou la non mixité de certains secteurs et de certaines institutions sont le signe – le problème qu’elles illustrent, la façon dont elles le génèrent ou y répondent. Par ailleurs, en quoi imposer ou interdire la mixité de genre peut-il porter atteinte aux droits fondamentaux des personnes ? Comment articuler liberté d’identification et d’association, différence et égalité, sans verser dans l’essentialisme et sans oublier le contexte dans lequel s’inscrivent nos pratiques – un contexte qui n’est pas encore celui d’une égalité effective ? La mixité, ou son contraire, sont-elles des traces d’un héritage patriarcal et/ou des moyens pour s’en débarrasser ? Dans quelle mesure s’agit-il, par la mixité ou la non-mixité institutionnalisées, de conforter des stéréotypes de genre (en cantonnant les femmes et les hommes à certains rôles, respectivement), ainsi que des conceptions normatives de la sexualité, ou, au contraire, de s’appuyer sur le genre comme cadre normatif, pour en jouer et le déjouer ?
Bernard, D. (2023). Genre et institutions : diversité, mixité, parité, représentativité. Institutions & mixité de genre : une contrainte, un choix, une opportunité ?, Bruxelles. https://hdl.handle.net/2078.5/26380