Bricolages culturels et sentiment identititaire

(2023) Conjoncture de l’Afrique centrale 2023 — ISBN: [978-2-336-41501-7], p. 346, submitted

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« Tukivamo, ntitukivamo ». Nous sortons de lui (le Rwanda) mais il ne sort pas de nous donc, pour traduire littéralement cet adage rwandais qui rappelle l’essentiel des travaux diasporiques. Cependant, ce que ne dit pas cet adage est que le pays d’origine ne reste pas dans la vie des diasporas par lui-même. Il y est maintenu, entre autres, par un travail culturel incessant, collectif et individuel, dont les motifs sont identitaires. Des motifs qui visent à retrouver un équilibre dans un univers de signification chamboulé par la condition diasporique mais également par la nécessité de renégocier l’image de soi suite à la rencontre d’un autre regard sur soi porteur d’autres critères d’évaluation et d’hiérarchisation des identités. C’est le rôle des « entre soi rwandais » à Bruxelles, qu’ils soient fixes, tels les bistrots ou encore ponctuels tels les cérémonies de mariage, spectacles de danses traditionnelles et autres concerts « Igisope ». La mise sur pied et la fréquentation de ces « entre soi » répond à ce souci de continuité identitaire dont parle Camilleri (1998). Les stratégies corporelles répondent, pour leur part, à l’effort de protection d’une image de soi dont la racisation et l’infériorisation constituent des attaques récurrentes.
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Citations

Nsengiyumva, J.-L. (2023). Bricolages culturels et sentiment identititaire. In Astrid Jamar, Denis Augustin Samnick, Lucien Ramazani Kalyongo & Benjamin Chemouni (ed.), Conjoncture de l’Afrique centrale 2023 (L’Harmattan by the Belgian Centre for Expertise on Central Africa (CREAC), GLAC and the Royal Museum for Central Africa (MRAC), p. p. 346). L’Harmattan by the Belgian Centre for Expertise on Central Africa (CREAC), GLAC and the Royal Museum for Central Africa (MRAC).