Les paradoxes de la justice transitionnelle en Centrafrique

Bissue Bi Nze, Archange
(2025) Palabres Actuelles. Revue de la Fondation Raponda-Walker pour la Science et la Culture — Vol. Sans, n° 11, p. 181-202 (2025)

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En Centrafrique, les crises politiques ont profondément ébranlé la société, en créant une disruption de la cohésion sociale entre les personnes présumées coupables et les victimes ayant subi les violences de toutes natures. Dans ce sens, la justice transitionnelle se présente comme un moyen de traiter, définitivement, l’ensemble des faits obstruant la réconciliation nationale et de mettre en exergue les blocages de la construction d’une mémoire nationale. Ainsi, la justice transitionnelle se doit de considérer, fondamentalement, le droit des victimes : le droit à la vérité, le droit à la justice, le droit à la réparation et le droit à la garantie de non-répétition. D’où la mise en place d’un mécanisme judiciaire (CPS) et non judicaire (CVJRR). Cependant, la justice transitionnelle fait face à un dilemme. D’un côté, l’exécutif centrafricain est pris dans un étau entre les revendications de vérité, de justice et de réparations des victimes et les positions contraignantes des groupes armés. De l’autre côté, le pouvoir exécutif fait montre d’un comportement qui entache le processus de justice transitionnelle. C’est ce paradoxe que nous questionnons, laconiquement, au prisme du néo-élitisme, en recourant à une approche top down.
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Bissue Bi Nze, A. (2025). Les paradoxes de la justice transitionnelle en Centrafrique. Palabres Actuelles. Revue de la Fondation Raponda-Walker pour la Science et la Culture, Sans(11), 181-202. (Original work published 2025)