Le présent texte examine le statut de la « non-croyance » d’un point de vue principalement juridique, en droit belge. Des considérations historiques et sociologiques sont évidemment importantes dans une démarche de contextualisation. Les enquêtes sociologiques et les sondages menés en Belgique conduisent à des évaluations non convergentes, quant aux poids respectifs de convictions religieuses ou philsophiques particulières. Il en résulte toutefois une tendance lourde : la croissance rapide de nombre du non-pratiquants et plus encore des « indifférents » (entre 35 et 54 %). Ni le nombre d’athées, ni le nombre d’adhérents des organisations philosophiques non confessionnelles belges ne sont connus. Le texte examine d’abord la façon dont le droit belge a structuré avant tout une partage collectif et institutionnel des « incroyants » et des « croyants », puis la façon dont le système judiciaire belge n’a que très rarement été confronté à des contentieux individuels soulevés par des athées ou des non-croyants.
Christians, L.-L. (2024). La non-croyance en droit belge entre pluralisme et séparation, entre complexité et ambiguïté. In Roberto Mazzola, Antonio Angelucci, Silvia Baldassare (ed.), The complex world of philosophical and non religious beliefs. Legal and social profiles. (p. p. 205-217). Editorial COMARES. https://hdl.handle.net/2078.5/260983