Dans le cadre d’un projet d’histoire familiale, la famille de le Court a initié la rédaction d’un ouvrage consacré aux notaires Claes de la ville de Hal en Brabant, dont ils descendent par ascendance féminine. C’est par leur intermédiaire que les descendants des familles de le Court, mais aussi Houtart, Pastur et Waucquez, sont aujourd’hui encore fortement implantés au Brûly et dans ses alentours. Après avoir retracé dans un chapitre liminaire les origines lembeekoises de la famille au 17e siècle et l’installation des premiers Claes en la ville de Hal au cours du 18e siècle, l’ouvrage s’intéresse plus particulièrement aux parcours des trois notaires que généra cette famille, à commencer par François-Joseph Claes (1823-1893) qui, parti du bas de l’échelle, parvint non sans difficultés à s’élever au rang de notaire, le premier du nom, en 1861. Son unique fils, Charles Claes père (1855-1924), allait ensuite lui succéder en 1891 et accroître la notoriété de son étude, qu’il finira par installer à Bruxelles à partir de 1905, en prévision de sa succession. C’est lui également qui, sous l’influence probable de son épouse ardennaise Léona Zoude (1855-1935), allait engager la famille Claes dans des investissements fonciers et forestiers d’importance, avec tout d’abord la constitution du Domaine de Groenenberg près de Gaesbeek fin 19e, puis surtout les achats successifs du Domaine des Croisettes à Suxy en 1908 et du Domaine de Couvin au Brûly en 1909. A partir de 1912, son fils, prénommé également Charles Claes (1881-1963), lui succéda aux fonctions de notaire et continua à faire prospérer l’étude familiale jusqu’en 1938. Mais, avec son épouse Marguerite Waucquez (1886-1956), il s’investit encore davantage dans les investissements fonciers pour se constituer progressivement une immense propriété d’un seul tenant de près de 7.700 hectares autour du Brûly et de ses environs. Attaché à son village d’adoption, il allait également lui donner sa physionomie particulière, en finançant de multiples rénovations (église, maison communale, place…) ou de nouvelles constructions (salle des œuvres…) qui forgent encore aujourd’hui le caractère architectural du village frontalier. A défaut de descendance, cet immense patrimoine revint ensuite aux héritiers de ses sœurs Louise Claes (1880-1968), épouse de l’homme politique et propagandiste catholique Valentin Brifaut (1875-1963), et Lucie Claes (1885-1962), épouse de l’administrateur de sociétés Francis Houtart (1882-1965), ainsi que de sa belle-sœur Germaine Waucquez (1884-1958), épouse de l’homme politique et notaire Max Pastur (1878-1930). Ce volume de 418 pages, de format 21 x 29,8 cm, est illustré de 599 illustrations en couleur et de trois arbres généalogiques sur les héritiers de la famille Claes.
Scaillet, T., & et al. (2025). La famille Claes de Hal. Du notariat brabançon à la grande propriété forestière en Wallonie. Etienne de le Court. https://hdl.handle.net/2078.5/260641