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Le bilan en demi-teinte du Pacte vert pour l’Europe
2 Mesure phare de la Commission von der Leyen, le Pacte vert pour l’Europe de 2019, entrainant dans son sillage près de 160 actes législatifs, a produit l’onde de choc la plus forte depuis la création du marché unique en 1986, en faisant de l’Union européenne (UE) la première économie décarbonisée (neutralité climatique d’ici 2050) et circulaire au monde 1 . Aussi ambitieuse qu’inédite, cette réforme résulte à la fois des rapports alarmants du GIEC, des manifestations pour le climat et d’une nouvelle vision géopolitique visant à affranchir l’UE de sa dépendance énergétique (89% de l’énergie fossile consommée en 2019 dans l’UE provenait d’énergies fossiles) et en ressources naturelles. L’augmentation conséquente du prix de l’énergie en 2022, à la suite de l’invasion de l’Ukraine, a d’ailleurs confirmé la pertinence de l’autonomie stratégique. Trois années après son adoption, on peut se demander si ce Pacte sera porteur à l’avenir d’un nouveau modèle économique ou s’il se contentera de « verdir » le marché intérieur, ainsi que les politiques commerciale commune, des transports et de l’agriculture. Si la réponse à cette question ne peut être que nuancée, nous observerons que les axes économiques traditionnels l’emportent largement sur la lutte contre la pollution et l’approche écosystémique; le pilier social du développement durable risque d'être, quant à lui, le grand perdant de la transition verte. Enfin, la protection de la nature est soudainement devenu le bouc émissaire de certains lobbies agricoles