L’érosion hydrique consiste en un détachement et un transport de particules de sol par l’eau, ce qui se traduit par un départ de matière, une altération de la surface et des modifications du relief. C’est un processus naturel qui a contribué à façonner nos paysages, mais il peut être fortement amplifié volontairement ou non par les actions anthropiques. L’érosion peut être diffuse – et donc difficile à détecter – ou se présenter sous forme de rigoles et de ravines (Figure 1). En moyenne, à l’échelle de la Wallonie, on estime que le taux d’érosion hydrique est de 2.5 à 3 t/ha.an (DGARNE, 2007), mais des taux d’érosion 5 à 10 fois plus élevés ne sont pas rares en régions (sablo-)limoneuses (Gillijns et al., 2005). Par comparaison aux vitesses de formation des sols, qui sont de l’ordre de 1 t/ha.an (Verheyen et al., 2009), de tels taux d’érosion conduisent donc inévitablement à une perte nette du patrimoine sol.
Staquet, J.-B., Dewez, A., & Bielders, C. (2017). Inondations boueuses et érosion. Mille Lieux, 4, 34-41. https://hdl.handle.net/2078.5/251435 (Original work published 2017)