Histoire publique et public de l’histoire. Quelles places pour l’historien face aux usages ludiques, idéologiques ou mercantiles du passé ?

(2017) Le moderniste dans la cité. Journée d’étude organisée par ModerNum — Réseau des modernistes francophones de Belgique — Location: Bruxelles (Archives générales du Royaume) (5.May.2017)

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L’historien est-il démuni face à tous ceux qui utilisent le passé à des fins diverses, qu’elles soient idéologiques, politiques, religieuses, commerciales ou purement ludiques ? Démuni face à tous ceux qui parfois semblent monopoliser le public féru d’historien ? Remarquons d’abord, que l’historien n’est pas propriétaire du passé, même s’il a du mal à assumer cette vérité, qui va à l’encontre de la seconde nature que sa formation lui a donné. A ce propos, la clé de lecture histoire/mémoire est éclairante, et en partie apaisante. Les historiens ont un vrai terrain : celui de la connaissance critique du passé, sur lequel ils peuvent camper fièrement. Mais ils sont en nécessaire interaction avec le discours mémoriel, dans ses multiples variantes souvent contradictoires. On peut regretter certains usages du passé, on doit en combattre certains (notamment lorsque des contre-vérités manifestes sont proférées pour manipuler l’opinion). La question est envisagée ici au regard de l'histotainment et des invocations du roman national, et propose quelques pistes offertes par l'histoire publique.
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Bousmar, E. (2017). Histoire publique et public de l’histoire. Quelles places pour l’historien face aux usages ludiques, idéologiques ou mercantiles du passé ? Le moderniste dans la cité. Journée d’étude organisée par ModerNum — Réseau des modernistes francophones de Belgique, Bruxelles (Archives générales du Royaume). https://hdl.handle.net/2078.5/246090