Un défi s’impose aujourd'hui à l'université : être inclusive ou disparaître comme lieu d’émancipation et d’innovation. Cette urgence est dictée d’abord par des facteurs externes au monde académique. Les mouvements #MeToo dénonçant les discriminations et violences de genre et ou Black Lives Matter contre le racisme systémique, l’appel à décoloniser les rapports entre ce qu’on appelle aujourd’hui le Nord global (les Nords) et le Sud global (les Suds) et la prise de conscience des conséquences inégalitaires de la crise climatique ont placé le besoin d’inclusion au cœur des revendications sociétales. D’autres alertes comme la polarisation dans certains discours - anti-genre, anti-migration ou homophobes - portant sur des acquis fondamentaux de notre démocratie imposent au monde académique d’y répondre par une démarche déterminée et systématique u nom de ses valeurs. Des préoccupations internes à l’université - comme son fonctionnement inégalitaire sur le plan du genre ou son manque d’ouverture à la diversité - appellent également au changement.