L’Anthropocène, caractérisé par des bouleversements écologiques majeurs et la rareté croissante des ressources naturelles, impose des transitions sociales, économiques, politiques et environnementales cruciales pour y faire face. En RDC, ces transformations exacerbent les luttes pour l’accès aux ressources, affectant de manière disproportionnée les femmes en raison de leur vulnérabilité socio-économique et des rôles sociaux et familiaux spécifiques au genre. Les traditions patriarcales, renforcées par des institutions rigides, excluent souvent les femmes paysannes de l’accès à la terre, une ressource vitale pour leur survie et celle de leurs communautés. Cependant, au-delà des approches et cette perspective les victimisant, les femmes congolaises s’engagent activement dans la lutte pour re-négocier leur accès à la terre, utilisant divers mécanismes formels et pratiques. Cet article essentiellement basé sur nos expériences au cours des six dernières années à l’est de la RDC et la revue de la littérature, explore comment les perceptions de genre définissent et reconfigurent les normes et pratiques d’accès des femmes à la terre en RDC. Il examine également les stratégies employées par les femmes pour contourner les obstacles institutionnels et culturels, mettant en lumière leur résilience et leur capacité à s’adapter dans un contexte marqué par de profondes transformations écologiques, sociales et politiques.
Affiliations
ISDR BukavuAngaza Institute
Citations
APA
Chicago
FWB
Mulumeoderhwa Polepole, P. (2025). Lutte de genre et accès foncier à l’ère de l’anthropocène: Comprendre l’accès des femmes à la terre dans les sociétés rurales en transformation en RDC. Antipodes, 2024(240), 30-45. https://hdl.handle.net/2078.5/245310 (Original work published 2025)