Nous entamerons cette contribution par un retour historique sur les motivations ayant guidé le choix du dimanche comme jour de repos hebdomadaire, de même que celui de certains jours fériés, et sur les implications contemporaines de tels choix (I). Passé cet éclairage historique, nous aborderons l’enjeu des congés et absences pour motif religieux sous trois angles successifs. Le deuxième point envisagera la question du point de vue du travailleur, afin d’identifier l’existence potentielle d’un droit subjectif de ce dernier à s’absenter pour un motif religieux, et d’analyser les justifications légitimes de refus pouvant être invoquées par l’employeur (II). Seront ensuite abordées les enjeux spécifiques liés à l’appréciation de la sincérité du travailleur formulant une demande de congé ou d’absence fondée sur un motif religieux (III). Dans un quatrième temps, nous nous pencherons sur l’hypothèse où l’employeur lui-même souhaite mettre en place une politique particulière en matière de repos hebdomadaire ou de congés, en raison de la dimension familiale de son entreprise ou de la tendance convictionnelle sur laquelle celle-ci s’appuie (IV).
Vanbellingen, L. (2023). Le repos dominical. In Louis-Léon Christians, Stéphanie Wattier, Frédéric Amez (ed.), Les grands arrêts belges en matière de religions et de philosophies (p. p. 534-552). Larcier. https://hdl.handle.net/2078.5/239881