Les versions arméniennes de l’Apocalypse de Jean : acquis et perspectives

(2025) XVIe Conférence générale de l’Association Internationale des Études Arméniennes — Location: Genève, Université de Genève – Lausanne, Université de Lausanne (9.January.2025)

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Le dernier livre du Nouveau Testament ne fut reçu que tardivement dans le canon de l’église arménienne : c’est seulement à la fin du XIIe siècle, sous l’impulsion de Nersès de Lampron, qu’il finit par s’imposer. Au même Nersès, l’on doit une recension du texte qui fera ensuite autorité, figurant d’ailleurs dans toutes les éditions imprimées de la Bible arménienne. L’histoire de l’Apocalypse en Arménie est toutefois plus ancienne, comme en témoignent les deux traductions pré-nersessiennes découvertes et publiées au tournant du XXe siècle. Ni les travaux en question ni les recherches ultérieures n’ont cependant permis de résoudre de manière incontestée la généalogie des états de texte, ni d’établir définitivement leur statut entre versions, recensions ou rédactions. Cette communication propose un état de la question sur les quatre textes publiés de l’Apocalypse en arménien (les deux anciennes traductions, la révision due à Nersès de Lampron et les lemmes du commentaire sur l’Apocalyse du même auteur) et une hypothèse quant à leurs rapports entre eux. Les progrès réalisés dans l’étude de la tradition grecque, elle-même remarquablement complexe, permettent de jeter un nouvel éclairage sur l’histoire du texte arménien. C’est maintenant à une réédition des textes arméniens qu’il faut procéder, selon les critères actuels et avec les moyens modernes de la philologie, en prenant en compte non seulement l’ensemble de la tradition manuscrite (dont le recensement est en cours) mais aussi le contexte de transmission et de réception de l’Apocalypse.
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Citations

Van Elverdinghe, E. (2025). Les versions arméniennes de l’Apocalypse de Jean : acquis et perspectives. XVIe Conférence générale de l’Association Internationale des Études Arméniennes, Genève, Université de Genève – Lausanne, Université de Lausanne. https://hdl.handle.net/2078.5/239721